La foi chrétienne soutient la croissance de la personnalité, elle ne la menace pas

Conformément à la volonté du Conseil fédéral, les organisations de jeunesse en lien avec l’Église ne devraient plus être admises que de façon restreinte aux programmes jeunesse et sport financés par les fonds publics. Les organisations de jeunesse ne sont pas autorisées à exercer une influence religieuse. La Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS pose un regard critique sur cette conception sans nuances. Elle constate que les protestants défendent l’équité, l’esprit d’équipe et la communauté.
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Le Conseil fédéral souhaite modifier l’Ordonnance sur l’encouragement du sport. Les organisations qui souhaitent proposer des programmes jeunesse et sport (J+S) doivent garantir qu’elles encouragent le développement et l’épanouissement des enfants et des jeunes. Or, c’est ce que font les protestants : ils défendent l’équité, l’esprit d’équipe, la loyauté dans le jeu collectif et la communauté.

« La foi chrétienne soutient la croissance de la personnalité, elle ne la menace pas », déclare Gottfried Locher, président de la FEPS. « Chaque enfant, chaque jeune se pose des questions en lien avec la religion. Chacune et chacun est en recherche d’un épanouissement et d’un développement éclairés. »

Dans sa réponse à la procédure de consultation, la FEPS récuse la conception sans nuances selon laquelle les organisations de jeunesse à forte connotation religieuse constitueraient un danger pour le développement des jeunes. Les jeunes ne se laissent pas facilement « embrigadés » par une action missionnaire. Il est rare qu’il faille craindre que les jeunes tombent aveuglément sous l’emprise d’une idéologie, qu’elle soit religieuse ou autre.

Si les jeunes qui se disent croyants sont exclus des offres jeunesse et sport, c’est leur liberté de religion qui s’en trouve entravée. En interdisant les programmes jeunesse et sport aux jeunes pour des raisons de conviction religieuse ou autre, l’État ne respecte pas son devoir de neutralité, car il prend parti de manière illicite.

La réponse de la FEPS à la procédure de consultation peut être téléchargée ici.