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CR 6 : Ilanzer Schlussreden
En allemand ancien- Die christenlich Kirch ist aus dem wort Gottes geboren, im selben sol sy beleyben und nitt hören die stimm aines anderen.
- Die Kirch Christi machet nit gesatz one Gottes wort, sonder sye höret, was der gemahel Christus gesetzt unnd geboten hat, sye wäre sunst vil niderer denn die jüdisch synagog.
- Aus disem volgt, das die Orenbeicht unnd ir gleychen, so man nennet Kirchengebott, nit weytter bindend, denn sy im götlichen wort gegründt unnd gebotten seind.
- Alles, so vom Fegfeür bishar geleert, ist von Gott nit kommen.
- Ee verbieten und speysen, die Got geschaffen hat, seynd gebot deren, die vom glauben abgetretten seind und aus eingebung der teüflen.
- Welcher empfindt, das er die gab der raynigkayt von Gott nit hatt, der mag unnd sol sich vereelichen, wölches stadts er sye.
- Bylder machen zuo vereerung, ist wider Gottes wort neus unnd alts Testaments.
- Alle menschengebot und satzung, die die gewißne fahend, seynd unnütz, abzethun und gantz hinwegzenemen, denn sy ain vergeblicher gottesdienst seynd.
- Die Bischöff soellend selbs predigen, nit weltlich schwaerdt regieren, nit grosse gueter besitzen, sunder zymliche narung honn und ob den schaffen Christi mit dem wort Gotes wachen.
- Die Gaystlich genanten, was stadts die seyen, söllendt dem weltlichenn gewalt unnderthon seyn in zeytlichen dingen.
- Christus Jesus ist ain ainiger des neuen Testaments Obrester Priester, der ewig laebenndig bleybt, darumb er kaynes ersetzens darff.
- Diser Obrester Priester ist unser ainiger mitler zwyschen Gott dem vatter und uns, seinen gloeubigen. Deshalb alle andere mittler und fürsprechen aussert dysem zeyt von unns one grund hailiger geschrifft auffgeworffen seind.
- Diser unser Obrester Priester hatt ain ainig ewig waerennd opfer. Deshalb alle anndere Sündopfer auffgeheppt und dises ainest geopferet von seiner volkommenhait wegen nit gewidret werden mag von kainem menschen.
- Die Maeß, darinn man Christum Gott, dem vatter, für die sünd der labendigen und todten auffopferte, ist der hayligen gschrifft wider und dem allerhayligsten leydenn Christi ain lesterung.
- Die Mass ist dem hayligen Evangelio und gantzem neuwen Testament unbekant, aber durch verenderung der Dancksagung (Eucharistiae) in ain opfer erst von neuwem erfunden.
- Das Christus waesenlich, wie er zuo der gerechten Gottes, des vaters, sitzet oder am stammen des Creützes gehanget ist, im brot der Dancksagung sey, ist ain irrthumb und mag mit hayliger geschrifft nit bewisen werden.
- Des Herren Abenntmal inn gedaechtnus unnd Dancksagung des leydens Christi nach seiner rechtenn einsetzung mit dem christenlichenn Bann seind hingenommen und die erdicht Opfermaeß an die statt gesetzt.
- Welcher antwurt haben wil vom zaehenden, wellend wir uns auch nit wideren.
- Gott sey preyss und Eer in ewigkayt,
- Amen.
En français moderne
- L’Église chrétienne est née de la Parole de Dieu. Dans cette Parole, elle doit rester, au lieu d’écouter la voix d’un autre.
- L’Église du Christ ne forme pas de loi sans la Parole de Dieu, mais elle écoute ce que le Christ, son époux, lui a prescrit et ordonné; sans quoi elle se placerait bien en-deçà de la synagogue juive.
- Il s’ensuit que la confession auriculaire et toutes ces choses qu’on appelle les ordonnances de l’Église ne nous lient plus, à moins qu’elles ne se fondent dans la Parole de Dieu et y soient ordonnées.
- Rien de ce qui a été enseigné jusqu’à présent au sujet du purgatoire n’émane de Dieu.
- Interdire le mariage ainsi que des aliments que Dieu a créés, ce sont des interdictions inspirées par les diables de ceux qui ont renié la foi.
- Celui qui a le sentiment qu’il n’a point reçu de Dieu le don du célibat, qu’il se marie, peu importe son état d’origine.
- Peindre des tableaux afin de les adorer est opposé à la Parole de Dieu dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament.
- Toutes les lois et ordonnances des hommes qui lient la conscience ne servent à rien; elles sont à défaire et à abolir complètement, car c’est là un culte vain.
- Les évêques doivent prêcher eux-mêmes, ne pas exercer de pouvoir politique, ne pas posséder de grands biens, mais disposer de revenus décents, et prendre soin du troupeau du Christ à l’aide de la Parole de Dieu.
- Tous les ecclésiastiques, peu importe leur rang, doivent être soumis au pouvoir temporel dans les affaires du monde.
- Jésus, le Christ, est le seul Grand Prêtre selon le Nouveau Testament qui est éternellement vivant et qui, pour cette raison, n’a point besoin de substitut.
- Ce Grand Prêtre est pour nous le seul médiateur entre Dieu, le Père, et nous, ses croyants. C’est pourquoi, à l’exclusion de celui-là, nous rejetons sans autre raison tous les autres médiateurs et avocats qui n’ont pas leur fondement dans l’Écriture sainte.
- Notre Grand Prêtre a offert un seul et sempiternel sacrifice. C’est pourquoi tous les autres sacrifices pour les péchés sont caducs, et à cause de sa perfection, ce sacrifice, offert une fois pour toutes, ne peut être refusé par personne.
- La messe, au cours de laquelle on offre le Christ à Dieu le Père comme sacrifice pour les péchés des vivants et des morts, est contre l’Écriture sainte et représente un blasphème à l’encontre de la souffrance très sainte du Christ.
- La messe est inconnue dans le saint Évangile et dans tout le Nouveau Testament; elle a été inventée de toutes pièces par la transformation de l’action de grâces en messe sacrificielle.
- C’est une erreur de dire que le Christ, qui siège à la droite de Dieu, le Père, ou qui a été suspendu au bois de la croix, serait présent dans le pain de l’action de grâces; cela ne peut être prouvé à l’aide de l’Écriture sainte.
- La cène du Seigneur qui était un mémorial et une action de grâces pour la souffrance du Christ a été, après son institution légitime, supprimée tout comme l’excommunication, et remplacée par le sacrifice inventé de la messe.
- Nous ne nous opposerons pas à celui qui désire avoir une réponse au sujet de la dîme.
- Honneur et gloire à Dieu pour l’éternité.
- Amen.
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