Education

CC/comedy_nose

« Groupe de travail forum éducatif»

Le « Groupe de travail forum éducatif » s’occupe par mandat du Conseil de l’éducation religieuse des enfants et des adolescents, soit à l’école soit au sein de l’Église. Dans son travail et ses rapports pour le Conseil, il veille à promouvoir une vision commune, alliant les différentes régions linguistiques de Suisse, en particulier les régions alémanique et francophone. C’est dans ce cadre qu’il a proposé des thèses relatives à l’enseignement religieux en 2015.

Le Groupe est composé des personnes suivantes : Eva Ebel, Maja Bopst-Rohrer, Vital Gerber, Thomas Schlag et Martin Schmidt (président).

Avis du Conseil de la FEPS en matière de politique éducative et réponse à la consultation sur le Lehrplan 21

Prise de position du Conseil sur les branches « Éthique – religions – communautés » dans le plan d’études alémanique Lehrplan 21.

Le projet remanié du plan alémanique d’études « Lehrplan 21 » a été publié et mis en consultation fin juin 2013. Dès mars, le Conseil avait chargé le « Groupe de travail forum éducatif » d’élaborer une proposition de position du Conseil sur la responsabilité ecclésiale dans le domaine de l’éducation religieuse scolaire et de tenir compte notamment des discussions actuelles relatives au « Lehrplan 21 ».

Dans sa réponse à la consultation, le Conseil salue le fait que le projet du « Lehrplan 21 » crée les conditions requises pour garantir un enseignement religieux obligatoire dans les écoles, soit sous la forme d’une discipline indépendante, soit dans le cadre de l’enseignement « nature - être humain – société ». Cependant, il regrette l’absence d’une référence concrète à la tradition judéo-chrétienne qui a profondément influencé le pays, tant au niveau culturel que sur le plan de l’histoire des idées. Le « Lehrplan 21 » doit d’être complété en ce sens, afin que l’enseignement religieux ne soit pas simplement descriptif mais traite également du rapport personnel des élèves avec ce sujet. Le Conseil souligne en outre que les compétences des services ecclésiaux de catéchèse et la capacité de réflexion et de discussion de théologiennes et de théologiens ayant suivi une formation pourraient être des ressources précieuses.

Avis du Conseil de la Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS dans la consultation organisée au sujet d’un article constitutionnel sur l’éducation

Nul ne conteste l’importance que présente une éducation de qualité pour tous les habitants de notre pays, elle va littéralement sans dire. Les Églises évangéliques comptent sur des êtres humains capables de décider en toute liberté et en toute responsabilité de leur foi et de choisir raisonnablement l’orientation éthique de leur vie.

Mettre les gens à même de prendre des décisions en toute indépendance n’est pas sans conditions. L’une d’entre elles consiste dans une éducation et une formation bien conçues et accessibles à tous. L’objectif de l’éducation dont l’Etat a la responsabilité est de rendre les citoyens capables de s’informer sur leurs possibilités d’action et d’évaluer les conséquences sociales, économiques et écologiques à long terme de leur action ou de leur absence d’action. Il s’agit, enfin, d’assurer aux êtres humains une formation professionnelle correspondant à leurs aptitudes et à leurs goûts et qui leur permette d’exercer une activité professionnelle satisfaisante.

Les Églises évangéliques de Suisse misent toutes sur l’éducation, comme le fait une démocratie vivante et perfectible. La répartition actuelle des tâches entre la Confédération et les cantons dans le domaine de l’école et de l’éducation trouve ses racines dans le passé et elle ne semble plus en mesure de relever les défis d’aujourd’hui et de demain. Des études internationales (TIMS, PISA) critiquent l’histoire dite à succès de notre système éducatif à bien des égards. Le fédéralisme éducatif touche à ses limites, car les habitants d’un canton franchissent souvent, voire régulièrement, et pour diverses raisons, les frontières de leur canton et de leur pays au fil de leur vie, et qu’ils entendent de plus en plus les franchir sans restriction. Rares sont les gens aujourd’hui qui passent l’essentiel de leur vie là où ils sont nés. Les limites cantonales ne jouent plus guère de rôle dans la vie quotidienne. Notre système éducatif a besoin d’un cadre permettant la mobilité internationale.

Pour toutes ces raisons, le Conseil de la Fédération des Églises estime que la répartition actuelle des tâches entre la Confédération et les cantons dans le domaine de l’éducation n’est plus adaptée à notre temps. Il faut des réglementations uniformes à l’échelle de la Suisse sur la durée des cycles, les transitions et la reconnaissance des diplômes. Des consignes nationales sur les objectifs d’apprentissage sont nécessaires pour assurer la comparabilité nationale et internationale de la qualité. En d’autres termes : il incombe à notre avis à la Confédération de fixer les objectifs fondamentaux. Mais elle doit laisser suffisamment de latitude aux cantons pour leur permettre d’atteindre ces objectifs.

C’est pourquoi le Conseil de la Fédération des Églises soutient l’adoption d’un article constitutionnel sur l’éducation.